À la Volerie des Aigles, chaque journée commence bien avant l’arrivée des visiteurs.
Le bien-être des rapaces est une priorité : cela passe par un suivi rigoureux, un environnement confortable et un lien de confiance construit au fil du temps.

À la Volerie des Aigles, chaque journée commence bien avant l’arrivée des visiteurs.
Le bien-être des rapaces est une priorité : cela passe par un suivi rigoureux, un environnement confortable et un lien de confiance construit au fil du temps.
Dans l’écrin historique du château de Kintzheim, les rapaces évoluent au sein d’un site préservé, niché entre vignobles alsaciens et forêts vosgiennes. Lors d’entraînements ou spectacles, les rapaces volent régulièrement à ciel ouvert.
Nettoyage quotidien des volières et des bassins, contrôle minutieux des structures, amélioration continue des installations… nos équipes techniques et soigneurs veillent ensemble à offrir un habitat sûr et parfaitement adapté à chaque espèce.
Chaque rapace fait l’objet d’un contrôle quotidien, commencé dès la première salutation du matin. Ce contact permet aux soigneurs de repérer d’éventuels changements de comportement ou de posture.
La pesée régulière, véritable baromètre de santé, complète cette observation : la moindre variation de poids peut signaler un changement dans l’état de santé général de l’oiseau. Les soigneurs inspectent également plumes, pattes, bec et yeux avec la plus grande minutie.
Le nourrissage s’inscrit dans une dynamique naturelle : Tout comme le rapace volant pour trouver sa nourriture, les repas sont distribués lors des séances de vol des oiseaux.
Au-delà de l’aspect alimentaire, ces moments d’entraînement ou de nourrissage sont le fruit d’un long travail d’échanges entre le soigneur et l’animal. La patience et la constance du soigneur instaurent une confiance réciproque : l’oiseau apprend à reconnaître sa présence, ses gestes et sa voix. Cette relation favorise le bien-être animal et facilite ainsi les interactions au quotidien.
À l’arrivée de l’hiver, les rapaces quittent le château pour rejoindre des volières adaptées à leurs besoins (sources de chaleur notamment). Certains y restent pour la reproduction, tandis que d’autres rejoindront, à nouveau, le château au printemps.
Lorsque revient la belle saison, les séances d’entraînement reprennent de manière progressive. Ces vols réguliers, adaptés à chaque espèce, permettent aux rapaces de retrouver leur rythme et de reprendre leurs habitudes de vol, en vue des différents spectacles.
Depuis plus de 45 ans, la Volerie des Aigles s’engage activement pour la conservation et la protection des rapaces. En 1978, elle devient le premier site en France à créer un centre de reproduction dédié à ces oiseaux. Cette initiative a marqué un tournant dans la protection des espèces, à une époque où les rapaces n’étaient pas encore intégralement protégés par la loi. Son objectif aujourd’hui est de garantir la pérennisation de certaines populations et d’assurer la traçabilité de ces oiseaux.

La Volerie des Aigles crée un centre de reproduction, le premier en France. Elle a grandement contribué à l’arrêt des prélèvements d’œufs dans la nature, les rapaces n’étant pas complètement protégés par la loi à l’époque.

Naissance d’un Condor des Andes, espèce menacée, pour la première fois en captivité en France

Nombreuses autres premières naissances en France d’Aigles royaux, vautours moines et autres espèces.

Depuis sa création, le centre de reproduction de la Volerie des Aigles a vu naître différentes espèces d’oiseaux tout en contribuant à l’amélioration des connaissances et des techniques dans ce domaine.
Lorsqu’un œuf est pondu, il est soigneusement placé en couveuse. Ce procédé réduit de 90 % le risque de casse accidentelle et, dans de nombreux cas, stimule une seconde ponte naturelle de la femelle, comme cela se produit aussi en milieu sauvage.
Dès ses débuts, la Volerie a mis en œuvre des techniques novatrices : sexage par empreinte génétique, insémination artificielle, incubation contrôlée…
L’objectif ? Optimiser les naissances, notamment pour les pontes précieuses ou difficiles, tout en respectant le rythme naturel des oiseaux. A l’heure actuelle, l’expérience acquise et la possibilité de mettre en contact des individus mâle et femelle, dans un environnement adapté, permet la reproduction naturelle.
Dans la salle d’incubation, les œufs évoluent entre 22 et 60 jours, selon les espèces. La température et l’humidité sont maintenues de façon stable, jusqu’à l’éclosion. Dès leur sortie de l’œuf, les oisillons sont transférés dans une salle d’élevage chauffée, où leur duvet peut sécher dans des « séchoirs ».
Lorsque les oisillons atteignent 8 à 10 jours, ils sont replacés dans leur nid d’origine, auprès de leurs parents. Cette étape est cruciale : elle évite l’imprégnation à l’homme, et garantit que les jeunes oiseaux développent un comportement propre à leur espèce.
En France, tous les rapaces sont aujourd’hui intégralement protégés. Les oiseaux nés en captivité sont identifiés très rapidement par une bague ou une puce électronique, leur garantissant une identité unique.
Qui assure les contrôles ?
