Les missions

A la volerie, notre principale préoccupation est le bien-être de nos rapaces. A travers la reproduction, l'hivernage et le dressage des différentes espèces, notre mission est d'assurer leur protection dans les meilleures conditions qu'ils soient.

Reproduction

La reproduction à la volerie

Les rapaces étant intégralement protégés, la Volerie des Aigles a créé un centre de reproduction à la fin des années 70. C’est le premier centre de reproduction qui a été créé en France. Il a énormément contribué à l’amélioration des techniques et des connaissances en ce domaine.

En juin 1983 naissait pour la première fois en captivité, un Condor des Andes.

Les oiseaux nés en captivités sont bagués, presque dès l’âge de trois semaines : c’est une carte d’identité inviolable puisqu’elle ne peut pas être retirée une fois que l’oiseau a grandi.

C’est le ministère de l’écologie et du développement durable qui en fixe les normes.

Cela permet d’éviter le trafic et d’assurer une traçabilité des animaux. Tous les oiseaux utilisés en France que ce soit pour la chasse, les spectacles à but pédagogique ou la sécurité des aéroports, sont des oiseaux nés en captivité.

La Volerie des Aigles a une grande expérience de la reproduction en captivité des faucons, des aigles et vautours. La volonté de l’établissement est de participer activement aux programmes européens de conservation des espèces notamment pour le pygargue à queue blanche, le pygargue de Steller, l’aigle impérial.

 

Reproduction en captivité

L’établissement la Volerie des Aigles possède un centre spécialisé de reproduction en captivité où sont employées les techniques les plus innovantes (sexage par empreinte génétique, insémination artificielle, incubation…).

C’est un des rares centres où est utilisée l’insémination artificielle pour la reproduction de rapaces grâce à des installations particulières. Une salle d’insémination permet d’avoir sur place le matériel de prélèvement, de contrôle et d’insémination du sperme.

Un laboratoire entièrement carrelé est séparé en une salle d’incubation et une salle d’élevage.

La salle d’incubation comporte quatre incubateurs et un éclosoir. Les œufs y passent en moyenne 30 jours, et jusqu’à 55 pour les œufs de vautour, dans des conditions de température et d’humidité idéales.

Dans la salle d’élevage se trouvent des « séchoirs » où les oiseaux passent les deux premiers jours de leur vie. Ils y sèchent leur duvet après la sortie de l’œuf. Puis ils sont placés dans des « bouillottes », un système qui permet aux oisillons de choisir la température de leur environnement.

Ils y sont nourris pendant environ une semaine à la pince à épiler. Puis, quand ils atteignent 8 à 10 jours, ils sont replacés chez les parents qui terminent l’élevage.

Cette technique permet d’assurer une sécurité maximale des jeunes (les 10 premiers jours sont les plus dangereux) et évite l’imprégnation à l’homme. Ils sont élevés par des rapaces et se comportent alors en rapace plutôt que d’être élevés par des hommes et se prendre pour des êtres humains.

La Volerie s’engage et soutient de nombreuses actions dans la protection et la conservation des rapaces, notamment par des moyens techniques et du consulting. Cette action est amenée à se développer dans les années à venir.

Prochainement, la Volerie des Aigles de Kintzheim s’engagera sur le long terme pour encourager financièrement les acteurs défenseurs locaux.

Hivernage

Pendant l’hiver, les oiseaux sont déplacés du château dans des volières adaptées.

Ils sont placés en couple, ou plus, pour éviter la solitude. Ils sont abondamment nourris pour lutter contre le froid.

Certains, pour lesquels c’est nécessaire, sont placés dans des volières chauffées.

Les faucons, véritables athlètes, sont placés en journée dans une grande volière circulaire de 30 m afin qu’ils y maintiennent leur forme physique.

Au printemps, certains oiseaux restent dans les volières d’hivernage pour la reproduction, mais les autres remontent au château.

L’entrainement recommence alors, afin de perdre la surcharge pondérale accumulée pendant l’hiver.

Dressage

A la volerie, on protège les rapaces et on les aime. Il faut au moins cela pour dresser ces oiseaux.

En effet, la patience est de mise pendant une ou plusieurs années, pour apprendre à un oiseau à revenir sur le gant du dresseur et à ne pas être effrayé par le public.

Patience et persévérance sont les maîtres mots du fauconnier.

Voyons ce que Hector, le plus vieux vautour de la Volerie, nous raconte à propos du dressage :

Quand je suis arrivé ici, j’étais encore jeune mais j’avais déjà ma taille adulte. J’avais quitté mes parents sur leur demande. A l’âge de quatre mois, ils nous poussent à aller découvrir le monde par nous même pour éviter d’avoir à nous nourrir quand l’hiver arrive.

A l’époque, les humains m’effrayaient. Je voulais fuir, partir le plus loin possible parce que j’avais beau être grand, je savais que l’homme était un danger et qu’il ne fallait pas s’en approcher.

Un dresseur s’est occupé de moi. Il m’a donné confiance, est resté des heures, des jours, des semaines à me montrer que ni lui ni tout ce qui nous entourait n’était dangereux. Au début, j’avais même peur des branches qui bougeaient dans les arbres!

Et puis je ne voulais pas manger devant lui, je préférais m’écarter. Mais il m’a montré qu’il ne me volerait pas ma nourriture, n’en profiterait pas pour me jouer des tours. Il semblait essayer de se mettre à ma place pour voir ce qui me convenait ou pas.

Quand j’ai eu confiance, il a commencé à éloigner la nourriture pour que j’aille vers lui la chercher. Au début, il l’éloignait d’à peine dix centimètres mais je ne voulais pas. Mes parents avaient déjà utilisé cette technique pour m’apprendre à voler, je savais ce que ça signifiait : il allait falloir voler.

Fini, le temps tranquille où je pouvais rester à attendre d’être nourri. Parce qu’on a beau sembler voler pendant des heures, nous passons quand même 80% de notre temps au repos. On vole utile : chercher à manger, trouver et draguer les filles, fuir un danger. Il voulait que je vole? Très bien, j’allais voler! J’allais partir très loin de ce château et ne plus revenir.

J’ai pris mon envol et je n’ai pas fait plus de deux mètres.

Pas bête cet humain, il m’avait attaché à une longe. Bon d’accord, je vais travailler pour mon salaire !

Après 10cm, ça a été 20 puis 50, un mètre, 2 mètres. Et puis il m’a détaché pour que je puisse voler en liberté. Je me souviens des premiers vols. Je me suis perdu au début et pas toujours près du château!

Heureusement, mon dresseur me retrouvait toujours. Je crois que c’est pour ça qu’il me fixait un petit tube sur les plumes de la queue. Lui il avait une grosse machine qui sonnait très fort quand il se rapprochait mais ne sonnait plus quand il s’éloignait. Un jour, j’ai entendu qu’ils appellent ça un système de radio-tracking, de récepteur-émetteur.

Parfois il fallait attendre plusieurs heures mais il me retrouvait. Je pouvais avoir confiance en lui pour me ramener chez moi, home sweet home, dans ce château où nous n’avons pas de prédateurs, de braconniers, où la nourriture n’est pas contaminée par des substances louches, où on nous débarrasse des virus et autres bactéries et où on nous trouve une copine… pas toujours à notre goût mais bon, les goût des humains…

A force j’ai appris à connaitre la région.

Bref, aujourd’hui, ils me laissent voler quand le temps est idéal pour m’aider à planer très haut dans le ciel. S’il fait trop mauvais, le poids de l’eau sur mes plumes et mes vieux rhumatismes me disent de rester tranquillement chez moi !

Flash Info :

Bonjour à tous.

Le parc ouvrira ses portes dès samedi 25 mars 2017 avec un seul spectacle par jour à 15 hrs jusqu’au 31 mars.

 

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