La Volerie des Aigles
Durant tout le mois de juin, l'entrée au parc est à tarif réduit si vous avez visité un des autres sites du massif : la Montagne des Singes ou le Haut-Koenigsbourg.
 

 

Les rapaces chassent de façons très variées : ils peuvent poursuivre des proies très rapides par un vol battu, explorer leur territoire pendant des heures à la recherche de cadavres grâce au vol plané ou rester entre les deux.

 

La plupart des rapaces peuvent décoller depuis un point fixe, sans avoir besoin d’une course préalable. Le décollage, c’est à la fois une impulsion pendant laquelle ce pygargue  tend les pattes pour pouvoir s’élancer...

 

…associée à une prise d’appui sur l’air : Les ailes se lèvent le plus haut possible au dessus du corps avant de s’abaisser vers le bas et l’arrière quand l’oiseau commence à quitter son perchoir.

Ceux qui utilisent le vol plané sont souvent ceux qui ont de larges ailes et une longue queue comme les vautours, les aigles, et à un degré moindre les buses et les milans. Les ailes étendues, ils se laissent « porter » par les ascendances thermiques en faisant des cercles spiralés.

 

  

 

Ce vautour moine deploie ses ailes avant de prendre son envol.

Rabattage des ailes et décollage pour ce vautour à dos blanc.

 

 Le vol plané  permet une économie d’énergie de près de 80% en vol. Ce vautour moine étale alors ses ailes au maximum pour profiter du moindre souffle et de la moindre ascendance thermique pour s’élever sans effort.Pour éviter les frottements de l’air et les turbulences, il plaque les pattes contre son corps…

 

...de même, ce vautour fauve rentre son long cou entre les épaules. Cela diminue les risque de turbulences..et de rhume ! Toute ailes déployées, cet aigle se laisse porter par les courants d'air chaud ascendants.

 

Ceux qui utilisent le vol battu ont souvent des ailes longues et pointues comme le faucon. Cette façon de voler, très fatigante est utilisée sur de courtes périodes.

S’il s’agit d’une chasse à l’affût, le rapace se pose sur un poteau, un fil électrique ou reste en vol stationnaire. Dès qu’il a localisé sa proie, il se laisse tomber dessus.

Vol battu pour ce faucon qui prend de l'altitude...

Au sommet de son ascension , ce faucon s'apprête à piquer sur sa proie...

 

 
Pour capturer leur proie, les rapaces piquent souvent à vive allure. Comme ce faucon, ils calculent d’abord leur trajectoire… ...pour se mettre en position de piqué.

 

Il arrête alors de battre des ailes, continue sur sa lancée et freine au moment de la capture.

 

…puis, comme cet aigle impérial, ils commencent à replier légèrement leurs ailes pour diminuer leur surface portante. Ainsi ils ne sont plus portés par l’air et commencent leur chute vers le sol… Plus ils replient leurs ailes, plus ils accélèrent. Ils fendent l’air, les pattes plaquées contre le corps, toutes leurs plumes vibrent. C’est le piqué proprement dit 
 

…pour stabiliser la trajectoire et préparer la prise ou l’atterrissage, ils sortent leurs pattes comme un train d’atterrissage. Le piqué arrive à sa fin.  

  

Enfin certains ont un vol intermédiaire : les nocturnes, les autours et les éperviers avec leurs ailes larges courtes et arrondies qui leur permettent  de voler habilement dans la végétation. Lorsqu’il y a poursuite, le rapace vole rapidement jusqu’à n’être plus qu’à quelques mètres de sa proie. 

 
Ce vautour Moine s'apprête à atterrir, ses pattes sont déjà sorties.

L’atterrissage est un moment délicat qui demande un calcul précis de la vitesse et de la trajectoire.

 

Approche en finesse pour ce vautour moine. On remarque les pattes tendues et les ailes prêtes à s'ouvrir pour le freinage final.  Ce vautour à tête blanche a fait basculer son corps vers l’arrière pour placer ses pattes en avant vers le lieu d’atterrissage….
 

 …ce pygargue à tête blanche se sert des plumes de la queue, qu’il étale au maximum, et de ses ailes, qu’il repousse vers l’avant, pour freiner